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ptis bidules de filles par Gwendoline Rothkegel | Bloguez.com

THRILLER

 


ce matin, alors que j'étais dans la salle de bain, en proie à un accès de sophisme et de rouge à lèvres; bataillant sans relâche, contre des analyses plus que vermillones, je sentis une chose bizarre...comme un mouvement derrière moi.
saisie par l'envie irrépressible de me retourner, je me retournai. Rien.
Mais on m'a toujours appris à ne pas me fier aux apparences. Par conséquent, je décidai  de m'en brosser les cheveux, par esprit de contradiction.
 
Tout à coup un bruit; un son aigü, terrifiant,fila tout droit sur moi. je parvins à l'éviter de justesse mais cette fois, la peur me tennait par la barbichette.
 
Prenant le fond de teind et mon courage à deux mains, je m'aventurai hors d'ici et là.
je me dirigeai  lentement vers la cuisine,puis y entrai avec précaution et Annabelle, ma voisine venue m'emprunter du sel. Rien! pas trace de la substance aromatique! Oh mais oui c'est vrai, je l'avais laissée la veille sur le balcon, pour faire une farce au marchand de sable...
 C'est à cet instant, que je fus confrontée à l'impensable! à l'inimaginable! à l'inconcevable! et à l'immangeable! (maintenant qu'Annabelle était partie avec le sel)
 
 Se tenait là, devant moi,un être étrange, effrayant,certes pas très grand, mais armé de deux yeux à vous glacer les marrons. j'étais paralysée, dans l'incapacité de faire quoi que ce soit ou même de faire autre chose.
C'est alors que, l'horrible créature, le monstre à cheveu-langué, le fauve à verbe mal-conjugué, se mit à rugir d'une seule voix:
 
-"Maman, j'ai faim, où t'as mis les ssséréales avec le cadeau dedans? et t'oublieras pas de m'attendre à la ssortie de l'école pour que je puisssse te raccompagner à la maizon."
 
Prise de panique et d'un nouvel accès de rimmel ,je dis alors, pour détourner l'attention, et me laisser le temps de chercher, par où fuir,( craignant sept fois, qu'il connaisse le coup du robinet):
"pardon? mais tes céréales sont à leur place et le cadeau je l'ai pris parce que c'est gratuit. Pour ce qui est de l'école je serai  là à l'heure prévue,sauf imprévu"
 
Ouff!!! ça a eu l'air d'agir sur lui car il a immédiatement tourné les talons en direction de la cuisine et saupoudré les flocons d'avoine de tout le sel qu'avait rapporté Annabelle.
je pus enfin me démaquiller de façon sophistiquée.

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Ajouté le 13:04 à 4/2/2010
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De sève et de sang

 


Tiens,il est là..
Il ne bouge pas,
Ou de manière imperceptible
Tenu par la terre; en racines invisibles
Il ne bouge pas.
Simplement il est là.
 
La brise contourne cet arbre de chair
il  ne semble pas s'en faire
le reverrais je demain?
comme aujourd'hui, comme hier?
cette pensée me quitte, aussi vite qu'une pensée vous quitte.
 
Tiens il est là.Encore..
L'été et les passants l'ignorent.
Mais qui est il?
S'il mendie, pourquoi ne pas tendre la main, se montrer, déclarer sa faim? 
Il est rasé de près, aucune feuille sur l'arbuste discret..
Même posture;immobile au milieu de la ville
Est ce toi Nature, qui m' impose ce trompe l'oeil subtil?
Un peu de compassion et beaucoup de curiosité me poussent à lui demander: "ça va?"
Il m'a peut être répondu "oui" ou  peut être pas
 Mais déjà m'ignore,
Comme  l'automne et les passants ,encore..
 
Mais que fait il, posé là?
Et s'il attend; il attend quoi?
 Pourquoi ici? à cet endroit? 
Suis je seule à le voir?
Et cette foutue horloge qui grince mon retard..
 
 
 
Il fait si froid ce matin
Il est là.Encore..
L'hiver et les passants l'ignorent
 
je guette le conifère 
 traquant une odeur de chlorophylle
dont il pourrait parfumer l'air
Mais  voilà qu'il expire, la nicotine
 D'une blonde sucette
Rendant tout à coup inutile
Mon étrange enquête
 
Il est là.Encore
Les saisons et les passants décorent.
Chaque jour, comme un dialogue imperceptible
Je m'arrête , lui tend une cigarette
Il la saisi et me dit toujours cette même chose inaudible
Puis je repars dans ma vaine course contre le temps
Qui, à jamais, défile en nous narguant 
Mais viendra un jour, où je me moquerai de son funeste dessein
Alors, je me planterai là, jusqu'à fleurir
J'attendrai ,jusqu'à ce que ce chêne bouge,s'éloigne,orné de ses jambes de bois
Je le suivrai, pour voir,
Je le suivrai, pour savoir, s'il était l'arbre qui cache la forêt.
 
( à cet inconnu, qui chaque jour,ne mendie pas et est simplement là;debout, à qui chaque jour, j'offre une cigarette,sans jamais avoir percé son secret.)

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Ajouté le 16:14 à 2/2/2010
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UN JOUR AVANT SEPTEMBRE

 



 

Monsieur, voyez
l'aube s'éprend déjà d'une nouvelle saison
 Monsieur, partez
vous retenir serait une déraison
Monsieur, dansez
puisque vos entraves ont perdu finalement
Monsieur, souriez
une symphonie pour berceau vous attend
Monsieur, dormez
notre chagrin, parle en chuchotant
Monsieur, sachez
que notre amour ignore l'inconstance
Monsieur, riez
que dans un éclat,votre rire brise le silence 
 
Alors qu'Août et Monsieur, tirent leur révérence,
Une vie nous reste, pour accepter votre abscence
 
( à Philippe..)

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Ajouté le 09:46 à 18/9/2009
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bienvenue à toi, dans ce petit endroit rempli de n'importe quoi..des petites histoires de liberté ou des gros chagrins de vernis écaillé ou des riens du tout qui deviennent des affaires d'état..enfin des ptits bidules de filles quoi..

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