Par un printanier matin d'hiver, Mijolii arpente son petit appartement. Dans un sens puis dans l'autre clamant à bouche et bras grand-ouverts; « - Le ciel est si clai-air devrais-je sortir profiter de l'ai-air ?!!! Ou bien rester et faire ce que j'ai à fai-aire?!!! Profiter oui profiter de l'ai-air et tant pis pour ce que j'avais à fai-aire!!!!! »
Et de plus belle et à tue-tête en canon-bouclé. Heureusement les voisins ont été prévenus de son infirmité. Car nous l'aurons compris notre malheureuse Mijolii souffre d'une comuzicale-aigue.
Bien sûr elle a appris à vivre avec la terrible maladie .
Bien sûr son entourage l'encourage depuis son plus jeune âge avec harmonie ,Choeur, et justesse à se battre contre le mal sourd dont elle est otage.
Avec toutefois un bémol en ce qui concerne ses phases patricfioriques. Et le triste incident qui s'est déroulé lors d'un repas familial ,où notre pauvre Mijolii a eu un accès de bèlunventépourèl ,ce qui a profondément heurté sa mère .
Il est vrai que depuis des années, la maladie semble gagner du terrain, que sa fille demande régulièrement de laisser, laisser entrer le soleil. Alors on le laisse. Mais de là à imaginer un instant, que cela conduise sa chère enfant à une plamandone généralisée ou à des camèlhoualites récurrentes!
Pour sa propre santé, la maman est donc bien obligée de prendre des distances avec la chair de sa chair et ce, même en admettant qu'aimer c'est ce qu'il y a de plus beau! Mais enfin, bon-sang! Peut-être, Mijolii pourrait-elle aussi considérer,qu'il est venu le temps des cathédrales?!! Non?! Non?!!!
De son côté Othelloose est un garçon plutôt timide et alexandrinque. Cela est dû à l'enfance qu'il a passé, à passer de cour à jardin et surtout à une tragédiose en claques qui s'est déclarée lorsqu'il avait quatre ans avant JC.
Sa mère élisabéthaine d'origine, a toujours eu tendance à s'enfouir et son père un grec-oedipien, la curieuse manie de tuer en lui même le père, son père ainsi que son père.
Othelloose songe lors d'une nuit d'été à s'éloigner de ses étranges géniteurs qui, il faut le dire, ont une méchante influence sur lui. Effectivement il n'est pas rare qu'il dorme la tête ensevelie dans le terreau du figuier ne pouvant s'empêcher de hurler « fiens, fuis moi, fa fombattre et fontrer à fon froi que fe qu'il ferd au fomte il le fefrouve en foi!! » ( Viens, suis moi, va combattre et montrer à ton roi que ce qu'il perd au comte il le retrouve avec toi(...) traduction sans terreau NDLR) et avec cette furieuse envie de pincer son grec-oedipien de père dans le gras du bras! !!!
« Il est grand temps d'agir, prendre la porte et fuir » pense t-il. Il sort,et décide de poser cette porte qui manifestement ne permet pas une grande lisibilité rurale. C'est alors qu'on frappe! « Qui cela peut-il être, ne pas savoir m'embête?! »
Il ouvre, découvre « une fille séduisante,avec cela charmante! » pense t-il assez haut.
Un « wilkommen, bienvenue, welcome » échappe à la jolie Mijolii qui rougit sourit abasourdie.
Et Othelloose dans un festival; « Hyménée et l'amour, par des désirs constan... »
Mais Mijolii coupe l'élan alexandrique du jeune éro car il se trouve qu'elle connait parfaitement l'hymne à l'amour et le signifie immédiatement de façon significative et trémoloesque!!
Ils sont plus de deux mille et on ne voit qu'eux deux car les rues alentours se vident rapidement sous le bombardier chantant!
Othelloose, bien que sonné par le glas, accepte fatalement sa dulcinée et demande sa main à son père en le mordant un moment.
A présent qu'il a fini de se poignarder, s'empoisonner et s'immoler sur cet antique autel, c'est entourée de danseurs maquillés collantisés et sonorisés que Mijolii peut enfin lui claironner qu'elle L AIME COMME UN FOU COMME UN SOLDAT COMME UN HOMME... enfin peut être pas comme un homme...parce qu'avec ces grecs hein...
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